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L'Ingénieur des Mines
chargé de l'Inspection des Départements de l'Isère, de la Drôme et des Hautes alpes
En-tête d'un document daté du 20 fructidor an 12 (7 septembre 1804) adressé au Conseil des Mines.
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Cet en-tête a également été utilisé par la société des "Mines de Servos, Saint-Gervais et autres réunies" qui exploita les filons polymétalliques de la vallée de Chamonix de 1807 à 1814/15.
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Le texte suivant est extrait d'un mémoire (non daté) de l'ingénieur Giroud (1761-1797) dans lequel est décrit le cadre général où s'est déroulée pendant des siècles, la vie des ancêtres de la plupart des habitants de la région et explique leur arrivée, en particulier, dans la vallée du Haut-Bréda. La chaîne
de montagne à laquelle il est fait référence est la chaîne de Belledonne orientée
approximativement Sud-Ouest Nord-Est depuis Vizille (Isère) jusqu'à Aiguebelle (Savoie). Elle culmine au Grand Pic de Belledonne à 2 978 m.
"Il existe à l'est de Grenoble, une grande chaîne de montagnes granitoïdes,
immensément riches en filons de mines de fer spathique. Pour la
plupart les filons de ces mines spathiques se retrouvent fréquemment
dans ces montagnes depuis Vizille jusqu'à St Hugon à l'extrême frontière du département de l'Isère, vers le Mt Blanc ; et dans le dernier
département, les mêmes mines se retrouvent encore en très grande
abondance dans les montagnes granitoïdes de la Maurienne.
Cette
chaîne formant un espace de plus de quinze lieues de longueur sur
une largeur moyenne de quatre à cinq lieues, et sa direction se
trouve à peu près parallèle au cours de l'Isère.
Toutes
les variétés de mines de fer spathique se trouvent dans cette chaîne
et y sont exploitées en très grande abondance. De tous les points
de cette exploitation le minerai descend au bord de l'Isère, il
est transporté sur cette rivière à portée des diverses forges ou
fourneaux du département.
On trouve encore fréquemment dans les
montagnes des filons de mines de fer en
hématite, dues à la décomposition
des mines spathiques. Cette hématite, traitée à la petite forge, par la
méthode catalane donne immédiatement un fer excellent très malléable et
très nerveux. Ces hématites quand elles proviennent de la décomposition
des mines spathiques à petites facettes, connues dans le pays sous le
nom de rives
ou mines d'acier ; ces
hématites fournissent immédiatement à la petite forge des loupes ou
"mapeaux" de fer "aciéreux" ou d'acier ferreux qui,
étant affinés, seront très propres à faire des baguettes de fusil, des
bayonnettes et peut-être même de bonnes lances et de sabres. Cette
hématite est traitée et convertie en fer de la qualité ci-dessus dans les
martinets " ... ... " (mots illisibles) près d'Allevard ; à celui
de Laval et enfin à la forge d'Articol
située près de la fonderie d'
Allemont.
Les exploitations des mines de fer du département de l'Isère sont très
anciennes dans le pays, notamment dans le canton d'Allevard. La
première époque ou les Allobroges commencent à les convertir en
fer se perd dans la nuit des temps. Cette haute antiquité n'a pu
encore perfectionner les exploitations qui sont en général très
négligées et faites sans méthode ...
"
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C'est en 1992, après de nombreuses années de recherches que
fut découverte, par Michel Raffin, la partie du site actuel comprenant : l'abri du mineur, la petite fosse, le four à griller entre les stations 7 et 8. La petite galerie a été explorée l'année
suivante par Michel et Christiane Raffin. La grande galerie, découverte par
Marc Daugeron, fut explorée à l'automne de la même année par les mêmes en compagnie de
Marc et Martine Daugeron.
Mise à part la table d'orientation du rocher de
Marameille, le sentier est entièrement situé sur la commune de Pinsot et
forme un ensemble homogène composé de cinq fours à griller et de deux
entrées de galeries ou fosses. A la suite d'une demande insistante les découvertes précédentes furent dévoilées en 1994 et les travaux d'aménagement commencèrent dans le cadre d'un
Contrat de Pays "Bréda Isère Bresson" (B.I.B.) soutenu par Gérard
Arnaud, Conseiller Général. Il fallut notamment tracer à la pelleteuse un cheminement reliant l'abri du mineur à la grande fosse et aux fours. Il est à noter que ce cheminement permet d'une part un accès au chemin reliant Perchetan au Jeu de Paume et d'autre part à Montouvrard. La largeur de ces deux derniers chemins montre le trafic intense qu'ils supportaient. Ce trafic provenait principalement de toute la partie haute du versant ouest de la vallée du Bréda comprise entre Montouvrard et le Lac des Tavernes pour alimenter les hauts-fourneaux d'Allevard et de Pinsot. Plus tard, ces chemins furent empruntés par les mineurs venant des hameaux de Pinsot pour se rendre aux mines industrielles de La Taillat. L'inauguration officielle du sentier s'est déroulée le 12 mai 1996 au "Jeu de Paume" sous le patronage de (par ordre alphabétique), Gérard ARNAUD (Conseiller Général du Canton d'Allevard), Alain BLANC (Maire de Pinsot) et les Conseillers Municipaux, Jean VETTIER (Président du Syndicat Intercommunal Bréda-Isère-Bresson) avec la présence de Philippe LANGENIEUX-VILLARD (Député Maire d'Allevard).
REFERENCES :
(1) Archives Nationales - Centre Historique des Archives Nationales - 60 rue des Francs Bourgeois - 75003 Paris. (2) D'après Stéphane Briand (courriel du 06.02.2005).
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